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mercredi 5 mai 2010

Nouvelle traduction du Livre des Morts Tibétains par Philippe Cornu

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/racines-du-ciel/

Je vous invite à écouter l'émission en podcast sur France Culture.

traduit du tibétain et commenté par Philippe Cornu


Le livre des morts tibétain : la grande libération par l'écoute dans les états intermédiaires

Buchet Chastel - 15 octobre 2009

préface de Matthieu Ricard

Reconnu et encensé dans le monde entier où il a été de nombreuses fois traduit, Le Livre des morts tibétain fait désormais partie du patrimoine littéraire de l'humanité.
Longtemps détourné de son sens véritable et présenté de façon fragmentaire, il est ici, pour la première fois, livré au public sous sa forme complète, directement traduit du tibétain et expliqué dans son contexte originel.
Le Bardo Thödröl - intitulé en français Livre des morts tibétain - signifie en réalité La Grande Libération par l'écoute dans les états intermédiaires. Composé par le grand maître Padmasambhava au VIIIe siècle, il traite des mystères les plus profonds de l'existence. Le bardo, «état intermédiaire», désigne d'abord le passage entre la mort et la renaissance dans une vie future. Le rêve, la méditation, la vie et le moment de la mort sont aussi des bardo, des aventures d'un esprit qui n'a ni commencement ni fin.
De la mort aujourd'hui taboue, ce texte millénaire nous révèle précisément qu'elle est le miroir de ce qu'a été notre vie. Loin d'être un anéantissement, elle offre, selon le degré de préparation spirituelle de l'individu, la formidable possibilité d'une libération complète de l'être ou l'étape obligée vers une nouvelle existence sous conditions.
C'est donc à l'être humain de découvrir la nature véritable de l'esprit : l'esprit de claire lumière. La mort sera alors l'instant de vérité où il reconnaîtra cette luminosité fondamentale pour s'y immerger, cessant ainsi d'errer de vie en vie sous le poids d'une illusion toujours recommencée.

mercredi 28 octobre 2009

L'entrainement de l'esprit en 8 verses


Avec la pensée d’atteindre l’illumination
Pour accomplir le bien de tous le êtres,
Plus précieux que des joyaux qui comblent tous les vœux,
Ma pratique constante sera de les regarder comme chers.

Chaque fois que je serai avec d’autres personnes
Ma pratique sera de me considérer comme le moindre de tous,
Et du plus profond de mon cœur
Je reconnaîtrai les autres comme étant suprêmes.

Dans toutes mes actions j’examinerai mon esprit
Et dès que surgira une perturbation mentale,
Inconvenable pour moi-même et les autres,
Je l’affronterai fermement et la détournerai.

Chaque fois que je rencontrerai un être de nature méchante
Accablé par un karma négatif et une souffrance intense,
Je regarderai comme cher un être aussi rare,
Comme un précieux trésor que j’aurais découvert.

Si d’autres personnes, sous l’effet de la jalousie,
M’injurient, me calomnient et me dédaignent,
Ma pratique sera d’accepter la défaite
Et de leur offrir la victoire.

Si quelqu’un à qui j’ai fait du bien
Et en qui j’ai placé une grande confiance
Me blesse profondément,
Ma pratique sera de le regarder comme mon maître suprême.

En bref, j’offrirai de façon directe et indirecte
Tout avantage et tout bonheur à tous les êtres, mes mères.
Je pratiquerai en secret de prendre sur moi le fardeau
De toutes leurs actions nuisibles et leurs souffrances.

Par la perception de tous les phénomènes comme illusoires
Je garderai ces pratiques pures de toutes les souillures des huit préoccupations mondaines
Et, libéré de l’attachement, je délivrerai tous les êtres
Des liens des perturbations mentales et du karma.

Langri Tangpa
source : http://www.rabten.eu/Lojong_Ffr.htm

jeudi 26 février 2009

Prendre refuge

C'est une expression que l'on trouve dans le bouddhisme et qui m'a interpellé. Où peut on prendre refuge dans une société où la cellule familiale a explosé, où la vie à deux n'est plus un long fleuve tranquille, où le travail ne s'envisage plus que sous sa forme la plus précaire et où l'individualisme a peu à peu grignoté ce qui restait d'un sentiment de communauté?
Où prendre refuge, sinon en soi, en ses valeurs, en ce que l'on aime?
Il n'est pas étonnant dès lors que le bouddhisme, à mi chemin entre la philosophie et la religion suscite autant d'intérêt

Prendre refuge

Par Ayya Khema

Prendre refuge dans l’Eveillé (le Bouddha), l’enseignement (le Dhamma) et la communauté des disciples éveillés (la Sangha) contient une signification profonde. Un refuge est un abri, un endroit sûr. Il yen a très peu dans ce monde. Dans le monde profane il est en fait impossible de trouver où que ce soit, un abri tout à fait certain. Les habitats protecteurs brûlent, sont détruits, disparaissent. Le "Bouddha-Dhamma-Sangha" ne constitue pas un abri physique mais un abri spirituel, c’est pourquoi il peut et doit nous donner la sensation d’avoir enfin trouvé un havre, un havre où la tempête s’est calmée. Dans l’océan, la tempête, les vents et les vagues rendent la navigation très difficile. Mais lorsqu’ enfin le navire arrive au port, l’eau est calme. Dans l’abri du port toutes les vagues et les tempêtes sont apaisées. Le navigateur peut jeter l’ancre. Voilà ce que signifie prendre refuge dans le Bouddha-Dhamma-Sangha. Celui qui n’en comprendrait pas cette signification prendrait refuge en vain.

Prendre refuge signifie avoir finalement trouvé l’endroit se reposer. A savoir, l’enseignement qui nous promet sans l’ombre d’un doute qu’il y a une fin à la souffrance, une fin à tous les maux qui accablent l’humanité. L’enseignement, le Dhamma, exposé par le grand maître et perpétué par sa Sangha, nous montre la voie. Dans ce cas, la Sangha désigne ceux qui atteignent l’éveil en suivant l’enseignement du Bouddha mais pas simplement quiconque portant la robe. Tant que cette perspective n’est pas intégrée, ce qui n’implique pas nécessairement avoir expérimenté la libération de la souffrance en question, mais en avoir entrevu sa possibilité, et ancré sa foi et sa confiance dans l’efficacité du Dhamma, prendre refuge ne veut rien dire.

la suite sur Buddhaline


vendredi 6 février 2009

Guérir des addictions par la méditation


le centre Thibétain Kalachakra, situé non loin du Canal Saint Martin propose régulièrement des ateliers sur le thème de la dépendance. Le Bouddhisme et la pratique de la méditation permettent l'affranchissement de chacun face aux addictions.
http://www.centre-kalachakra.com/index.php?option=com_contact&Itemid=88